Extraits d'arrivées...03/12/2013

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Ils sont arrivés à Itajai au terme d’une course que Gilles Lamiré a qualifiée de longue… très longue… Avec Andrea Mura, il complète le podium tandis qu’Erik Nigon et Samy Villeneuve ont bataillé jusqu’au bout et prennent la quatrième place.

Photo - Extraits d'arrivées...

Extraits

Gilles Lamiré
« 5400 milles, c’est long… très long ! Le bateau est impeccable. On a bien navigué. Nous avons joué la carte de la prudence et fait le dos rond dans la tempête du golfe de Gascogne. Nous savions que les cadors de la classe allaient attaquer fort et qu'ils étaient meilleurs que nous car plus expérimentés. Nous avons régaté à notre rythme. Très vite, les premiers se sont retrouvés loin devant et nous avons eu une marge confortable sur nos poursuivants. Nous avons donc géré tranquillement, ce qui explique qu'à aucun moment nous ne nous soyons fait peur. Andrea est un très bon marin. Il navigue au feeling et cela me convient bien. Je tiens à féliciter Erwan, Yves et leurs équipiers. Ils ont mis le niveau très haut. Ils peuvent être fiers de ce qu’ils ont fait. La Multi50 est une très très belle classe et je suis fier aujourd’hui de finir 3ème à Itajai. C’était un objectif. C’est important pour moi »

Andrea Mura
"Nous avons seulement navigué 30 heures pour la qualif. Je n’avais jamais navigué sur un grand multicoque. C’est complètement différent du monocoque. Ça va vraiment très vite c’est une bonne expérience. J’ai eu la première semaine pour apprendre, la suite pour faire marcher le bateau. Le multicoque est un bateau très stressant »

Erik Nigon
« Nous avions un handicap d’âge car le plus ancien des « nouveaux » bateaux a 20 ans de moins que le notre… Mais on sait le pousser. Ça été une course poursuite depuis le début. On prend de l’eau dessus, dessous. On n’a pas eu peur. On a poussé nos limites parfois, avec un peu d’appréhension. Mais ce n’était pas de la peur. Le bateau est très sain. Aux allures de reaching il va très bien. Il est puissant. Vers un Monde sans SIDA, c’est un supplément d’âme. On est en course, on n’est pas là pour ramasser les bouées mais on partage une aventure avec les gens qui portent le virus du SIDA. On lutte avec eux, c’est un partage, un échange. Pour moi, c’est 50% de la valeur de cette traversée. On n’est pas des grands causeurs. A bord, on a pas passé des soirées auprès de la cheminée !!! »

Samy Villeneuve
« Notre arrêt, on l’a pas mal regretté parce qu’on voyait qu’on arrivait à tenir Gilles souvent, même on allait un peu plus vite mais c’est comme ça. On est quand même contents de notre course. Je me suis un peu greffé sur le projet d’Eric. C’est très encourageant. On a reçu plein de messages. Je repartirai bien »

Yves Le Blévec
« C’est très éprouvant ces bateaux. Moins de 15 jours c’est une belle moyenne. L’inconfort est à la hauteur de la vitesse. Ça me rend vraiment triste le chavirage de Lalou mais on sait que ça fait partie du jeu. En permanence on se dit « Faut pas chavirer, Faut pas chavirer ». Tu vis dans une précarité de confort permanente. Une ou deux journées seulement où on a pu être dehors en t-shirt ».

Kito de Pavant
« Erwan et Yann ont super bien navigué. On a eu des conditions assez dures, même jusqu’à cette nuit. Tous les jours. Ce sont des bateaux qui génèrent beaucoup de stress. On attaque tout le temps. Le stress c’est de la fatigue. Faut la gérer ».

Erwan Le Roux
« Ça a été intense. Ça se mérite de venir à Itajai. Mais l’inconfort pour nous c’est de la vitesse pour le bateau. On a eu beaucoup de plaisir sur le bateau et ensemble. J’ai appris énormément de choses avec Yann. Je comprends pourquoi il a gagné deux Solitaire. Tu sors grandi d’une expérience comme ça. Il y a eu des moments de pure glisse avec le bateau. Il vole. Ce sont des sensations extraordinaires. Il vole au dessus des vagues… »

Yann Eliès
« La victoire ça se cultive et cette année j’ai bien cultivé. Avant le dernier classement, j’ai dit à Erwan, quoiqu’il arrive j’ai passé un super moment de mer. Ça a été du billard tout le temps, on a toujours pris les bonnes décisions. Traverser l’Atlantique en multicoque, ça s’apparente un peu à l’engagement qu’il faut mettre dans une Solitaire du Figaro au quotidien mais là… sur 15 jours ! Le bateau est exigeant. Le bonheur c’est d’aller à presque 30 nœuds sans faire mal au bateau. Il y a toujours une limite. T’en veux toujours plus. C’est comme le Nutella. Encore une petite cuillère. J’ai adoré ça. Etre au taquet. Partager ça avec Erwan. Mais à bord c’est l’humidité permanente. Quatre jours après le pot au noir tu te dis « on peut pas faire une petite pause d’un quart d’heure ? ». On a été pas loin de la faute. Ça reste du multi. La priorité c’est de rester à l’endroit et ça, ça nous a mangé pas mal de temps : essayer d’aller vite en restant à l’endroit ».

Arkema Région Aquitaine est désormais à Madère où il a été remis à l'endroit. L'équipe de Lalou Roucayrol et Mayeul Riffet cherche une solution de rapatriement. Maitre Jacques vient d'être convoyé à Port la Forêt par Loïc Féquet et Loïc Escoffier.

(Photo Th.Martinez/Sea&Co)

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