L'analyse du parcours par Yves Le Blévec 04/10/2013

newsletter
  • Facebook
  • Twitter

Cette année, la Transat Jacques Vabre fête ses vingt ans en proposant un parcours inédit. La course revient au Brésil, mais met le cap au sud en visant Itajai, à quelques centaines de kilomètres au nord de la frontière avec l’Uruguay. Ce sera la plus longue des transatlantiques jamais courues, avec environ 1000 milles de plus à parcourir que lors des précédentes éditions. Yves Le Blévec fait l'analyse du parcours. (source Kaori)

Photo - L'analyse du parcours par Yves Le Blévec

(photo Sea & Co)
Du Havre à la sortie de la Manche : « La sortie de Manche est toujours difficile. D’une part, parce que ce n’est jamais totalement évident de passer d’un monde à l’autre : au Havre, on répond aux sollicitations des médias, à la ferveur d’un public passionné. Le bassin Paul Vatine est un superbe endroit où on se sent bien. En quelques heures, on se retrouve seuls à bord et il faut tout de suite se mettre dans le rythme. Ces vingt-quatre premières heures peuvent être complexes entre courants, gestion du trafic des cargos et parfois le mauvais temps qui peut nous cueillir dès la longitude d’Ouessant. »

Du golfe de Gascogne aux alizés : « Parfois cela peut aller très vite. Mais statistiquement, on risque plutôt de rencontrer des régimes de vents d’ouest dominants et bien souvent les mers qui y sont associées. En 2011, on avait dû subir du mauvais temps jusque dans le sud des Açores. Avec le parcours de cette année, on devrait tenter de descendre plus rapidement vers le sud. Il reste que le golfe de Gascogne peut être particulièrement délicat à négocier avec notamment le franchissement du cap Finisterre. L’objectif sera de tenter de récupérer au plus vite les alizés de l’hémisphère nord. Les régimes de nord à nord-est pourraient être sensibles dès la latitude de Gibraltar. »

Le franchissement du Pot au noir : « On sait que le Pot au noir est en général plus facile à franchir aux abords du 25°W. Tout le jeu va donc consister à gagner dans le sud-ouest pour être bien placé au passage de cette zone de vents faibles et très variables. Ensuite, tout est question de compromis. Trop à l’ouest, on doit ensuite gagner dans les alizés de sud-est de l’hémisphère sud et on peine à faire du près. Trop à l’est, et on risque de rester englué dans les calmes du Pot au noir. Il y a dans le passage, une part de stratégie et une part de chance aussi. »

La descente sur Itajaí : « Jusqu’à la hauteur de Rio de Janeiro, c’est avant tout une course de vitesse si les alizés sont bien établis. En revanche, la fin de parcours risque d’être particulièrement compliquée. On sort du régime des alizés et des petites dépressions venues de l’Uruguay peuvent bouleverser la donne. De plus, ce n’est pas une région que l’on a beaucoup l’habitude de fréquenter. »

Le parcours en général : « Personnellement, c’est un parcours qui me plait bien avec beaucoup de zones de transitions dans lesquelles il devrait y avoir du jeu. Et, tout au moins, jusqu’à la hauteur de Salvador de Bahia, c’est un parcours qui jusque là m’a plutôt réussi entre la Mini-Transat que j’ai remportée et les records autour du monde. Il reste juste l’incertitude autour de la fin du parcours, mais dans l’ensemble, c’est plutôt attirant. »

Toutes les actualités

Trophée des Multicoques Baie de Saint-Brieuc05/09/2017

La dernière journée du Trophée des Multicoques Baie de Saint-Brieuc a consacré l’équipage d’Erwan Le Roux (FenêtréA-Mix Buffet) dans des conditions de vent légères. Le...

En savoir plus

Réauté Chocolat s'impose sur l'Armen Race Uship09/06/2017

Voilà une entrée remarquée dans la classe Multi50, ces trimarans de 15 mètres désormais équipés de foils et aux vitesses parfois extravagantes. Pour ses trois premières compétitions,...

En savoir plus

FenetreA Mix Buffet remporte le Grand Prix Guyader09/06/2017

Le rideau est tombé, ce dimanche après-midi, sur le Grand Prix Guyader des Multi50. Lors de cette dernière journée de compétition, FenêtréA – Mix Buffet et les autres bateaux...

En savoir plus

Thibaut Vauchel Camus en Multi50 avec un nouveau bateau06/03/2017

Le skipper Thibaut Vauchel-Camus franchit un nouveau pas dans sa carrière en lançant, grâce à des partenaires investisseurs motivés, la construction d’un trimaran de la classe...

En savoir plus

Armel Tripon embarque avec Réauté Chocolat06/03/2017

​Le skipper nantais Armel Tripon et la PME mayennaise Réauté Chocolat embarquent dans le même bateau pour vivre l’expérience du multicoque, dans la catégorie Multi50. Ce partenariat...

En savoir plus

Un nouveau Multi50 pour Thierry Bouchard et Ciela Village14/02/2017

Le Méditerranéen Thierry Bouchard confirme son enthousiasme pour le multicoque de 50 pieds et lance la construction d’un Multi50 qui sera ainsi le premier conçu pour porter des...

En savoir plus