Quatre vainqueurs potentiels30/10/2013

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Six Multi 50 sont au départ de la 11ème édition de la Transat Jacques Vabre. Un plateau homogène et relevé qui promet une lutte palpitante sur l’échiquier de l’Atlantique. A bord de ces bolides de 15 mètres de long, des duos à la fois atypiques et complémentaires vont régater durant 5 400 milles. Tous le disent : « Cette course sera aussi une grande aventure humaine ».
(source : communiqué Transat Jacques Vabre)

Belle bagarre annoncée
« On n’a jamais vu un tel plateau ! » se satisfait Erwan Le Roux (FenêtréA Cardinal). Six multicoques de 15 mètres vont participer à cette 11ème édition de La Transat Jacques Vabre. Un plateau de choix pimenté par des skippers affûtés. « Il y a des marins qui connaissent bien leurs machines, des couples de grands compétiteurs et une vraie concurrence, ce qui n’a pas toujours été le cas en Multi 50. » ajoute Lalou Roucayrol (Arkema-Région Aquitaine). Six bateaux, mais en réalité quatre vainqueurs potentiels. Car l’objectif avoué du tandem Eric Nigon/Samy Villeneuve à bord du trimaran Vers un monde sans sida (lancé en 1988) est bien de terminer « premier des vieux bateaux et pas loin des autres ». Pour Gilles Lamiré et Andrea Mura sur Rennes Métropole/Saint Malo Agglomération (mis à l’eau en 2009), le podium reste le premier défi. Trois autres Multi 50 datent de 2009 (FenêtréA Cardinal, Actual, Maître Jacques), et le dernier-né, Arkema-Région Aquitaine, a été mis à l’eau cette année.  « Quatre multicoques sortent du lot. Un nouveau, Arkema – Région Aquitaine, une extrapolation d’Actual, supérieur sur le papier mais on sait que les bateaux souffrent souvent de défauts de jeunesse. Et puis, Maître Jacques et FenêtréA Cardinal très optimisés, parfaitement aboutis » avoue Kito de Pavant (co-skipper sur Actual). Quatre bateaux capables de remporter la victoire à Itajaí au Brésil, autant dire que la course promet d’être passionnante…

Des duos complémentaires

Choix du cœur ? Choix du compétiteur ? Choix cornélien… Assemblage varié, grande complémentarité, les couples en Multi 50 cette année ne manquent pas d’intérêt. « Le choix d’un équipier, c’est toujours plein de paramètres : un performer capable d’aller vite, quelqu’un qui vit les projets de la même façon que toi, et la disponibilité bien sûr. Le nom de Kito est arrivé très vite » raconte Yves Le Blevec (Actual). La Transat Jacques Vabre n’est pas qu’une compétition de haut niveau à travers l’océan Atlantique, elle transpire l’aventure humaine. « Yann (Eliès), ce fut le choix du cœur. Je sais qu’il va m’apporter beaucoup parce qu’il a un mental fort » avoue Erwan Le Roux. Et Yann Eliès de répondre : « Je fais toute confiance à Erwan, il connaît son bateau. Je sais que sur cette transatlantique, il y aura des moments forts humainement ». Lalou Roucayrol et Mayeul Riffet, quant à eux, se connaissent par cœur. Le fonctionnement de leur duo est déjà bien huilé : « Je suis plutôt table à cartes et météo, tandis que Lalou aime la barre, les réglages du bateau. ». Pour Kito de Pavant, le skipper reste celui qui supervise l’aspect technique : « Yves (Le Blévec) a conçu et construit son bateau, il le connaît par cœur. Il est le mieux placé pour l’entretien, l’analyse et le fonctionnement des systèmes du bord ».

Des bolides à maîtriser

Les Multi 50 ne sont pas des palaces, on y manque de place. Exigus, les cockpits sont difficiles d’accès – et bruyants. « Au portant, on a l’impression que le bateau va exploser ! » confie Lalou Roucayrol. « A 20 nœuds tu es encore debout, à 30 tu es à genoux et à 40 nœuds tu rampes ! » résume pour sa part Erwan Le Roux. « Je connais des bateaux bien plus inconfortables » tempère Yves Le Blévec, « le comportement du Multi 50 dans les mers très formées est finalement plus gênant que l’espace restreint ou le bruit. Il faut adapter les trajectoires pour éviter des conditions qui ne nous seraient pas favorables ». Deux équipiers ne sont donc pas de trop pour gérer ces bolides. Pour ce qui est des quarts, les duos ne s’imposent pas de cadre figé. Il serait illusoire de s’y tenir dans un élément si imprévisible.  « Il faut prendre en compte l’état de forme de chacun, être à l’écoute l’un de l’autre pour bien gérer nos efforts dans la durée », explique Mayeul Riffet.

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